Conséquences

par N. Gasst

« Si la vie me le permettait, je me ferais celui que tu aimes… »

Note de l’auteur :

Cette nouvelle est une nouvelle qui n’est pas comme toutes les autres. Elle représente, je pense, les regrets d’une vie. J’ai connu des gens qui, des années plus tard, regrettaient un événement qui n’avait aucune raison de s’être produit. Soit par ignorance, arrogance, fierté ou Dieu seul sait quel autre sentiment, ces personnes ont vécu dans leur erreur pendant des mois, des années et voire même une vie entière. Loin de moi l’idée de vous conseiller, mais si je devais le faire je dirais: réfléchissez aux décisions que vous prenez, elles vous éviteront les regrets les plus amers. Personnellement je me retrouve dans cette nouvelle, peut-être me direz-vous que c’est normal, puisque j’en suis l’auteur… mais il s’agit de bien plus que de cela. Je m’y retrouve parce que comme tout le monde j’ai un jour commis des erreurs que je voudrais avoir pu corriger. Tout le monde, en cherchant bien, peut se retrouver ici…

Bonne lecture.

N. Gasst

La jeune femme se tenait sur une petite stèle.Elle surplombait la petite foule qui se trouvait devant elle et regardait les gens avec peine.Elle voulait leur parler, leur faire comprendre pourquoi elle se tenait là.Elle voulait leur dire qui il était, ce qu’il aimait et l’homme extraordinaire qu’il était.Mais elle avait l’atroce impression que si un seul mot franchissait ses lèvres, ses larmes ne s’arrêteraient jamais de couler.

Entre la petite stèle et le reste des gens qui étaient debout les uns à côté des autres, tous sombrement vêtus, se trouvait un trou béant.Deux barres métalliques dorées enjambaient ce trou, et sur ces barres, reposait un beau cercueil en ébène.La fine pluie qui tourbillonnait dans l’air sans vraiment tomber était des plus agaçantes, elle pénétrait les os et vous donnait l’impression d’être en plein hiver.Le vent qui soufflait par intermittence n’était pas pour arranger quoi que ce soit.

Pouvait-elle vraiment leur expliquer ? Leur dire combien elle l’avait aimé sans s’en rendre compte elle-même ? Elle décida finalement qu’il était normal de pleurer un être cher, et que peu importait le prix, elle devait leur parler.Être certaine qu’ils comprennent, tous, qu’ils sachent eux ce qu’elle n’avait pu savoir.Qu’ils voient à côté de quoi elle était passée.

Laissant les larmes rouler à flots de ses magnifiques yeux bruns rouler sur ses joues, qui autrefois avaient été belles et douces, mais qui maintenant étaient usées et ridées, elle commença à parler.Immédiatement, une grosse boule de peine, colère et amertume mêlées vint se caler au fond de sa gorge, semblant vouloir l’étouffer.Voulant la réduire au silence, l’empêcher de parler.Mais elle résista, se débattit et regardant l’assistance d’un regard brumeux à travers lequel les larmes déformaient tous les visages, elle commença son récit.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, je suis ici pour vous dire quelques mots.Non pas parce que je sais que notre ami commun l’eût souhaité, mais parce que j’en ressens le besoin vital.Je me dois de vous parler de lui, de vous expliquer des choses.

L’homme qui reposera bientôt dans ce lit éternel était mon ami.Oui, il était l’ami, je pense, qui me comprenait le mieux.Il m’aimait énormément lorsque nous étions dans notre âge d’or, la vingtaine.Cet âge durant lequel vous avez l’impression de dominer le monde, d’ailleurs vous êtes persuadé qu’il tourne autour de vous.Durant cet âge ingrat de la jeunesse, il m’a donné tout son amour, son soutien et sa confiance.Il m’a offert tout ce que l’on peut posséder à cet âge.

Je serais incapable de vous dire à quel point il était spécial, gentil, aimant et amoureux.J’en serais incapable, car je ne pense pas l’avoir jamais réalisé moi-même.Tout ce que je recherchais, il l’avait.Tout ce que je souhaitais, il était prêt à me l’offrir.Ai-je donc été si peu attentive ou le destin a-t-il décidé qu’un tel bonheur ne pouvait être construit ?

Elle essuya ses larmes, qui furent simplement rafraîchies par le flot incessant.Malgré la bruine pénétrante et le vent irritant, les gens levaient les yeux et dressaient une oreille attentive à ce que disait la femme.La voix dramatique, les mots émouvants et la fragilité apparente de cette inconnue éveillaient en eux une romance et une curiosité endormies.À chaque phrase, il se trouvait un homme ou une femme pour acquiescer doucement, émettre un petit « oh », « ah » ou simplement sourire sincèrement.

Ne vous est-il jamais arrivé de faire une dictée à l’école ? Tout le monde en a fait, j’en suis persuadée.Personnellement, j’avais horreur des dictées, premièrement parce que j’étais fort limitée en orthographe, et deuxièmement parce qu’à la fin de chaque dictée je m’apercevais de mon incapacité à prendre une bonne décision.

Mais si, vous voyez lorsque vous ne savez plus si un mot prend deux « n » ou deux « l » et alors vous vous torturez l’esprit pendant toute la dictée sans pouvoir vous décider.Et finalement, quelle que soit la décision que vous prenez, elle s’avère toujours être fausse.Eh bien aujourd’hui je suis aux regrets de constater que ma vie entière a été comme une grosse dictée.J’ai fait quelques erreurs, quelques corrections, ainsi que beaucoup de ratures.

Bien entendu, inévitablement, je me suis un jour trouvée devant ce choix.Ce choix horrible, qui vous demande soit de corriger, de rajouter un « n », soit de n’en laisser qu’un.Et bien entendu, tout aussi naturellement, j’ai fait mon choix.Que j’aie choisi de rajouter le « n » ou non n’a aucune importance.Ce qui importe, c’est qu’aujourd’hui, alors qu’il est trop tard, alors que les copies ont été corrigées et que le rouge a souillé la belle feuille qu’était ma vie, je sais que j’aurais dû prendre une décision.

Ses bras se secouèrent, un gros frisson parcourut ses épaules restées gracieuses malgré les années.Elle appuya sa main sur le petit pupitre sur lequel un micro avait été installé et les vibrations causèrent un bruit désagréable dans les haut-parleurs, disposés à différents endroits du cimetière.Elle sortit un mouchoir en tissu blanc de la poche de son imperméable noir et essuya son nez.Elle fut satisfaite de ne s’être pas maquillée le matin, tout aurait coulé avec les larmes.Des sanglots, ayant commencé chez les jeunes filles dont le cœur était encore à fleur de sentiment, envahissaient l’assemblée et l’on surprenait de temps à autre un homme qui retirait sa main de l’épaule de sa compagne pour la passer machinalement sous son nez.D’autres poussaient de grands soupirs, afin de refouler l’eau qui était aux bords de leurs yeux.

Sans doute ne pourrai-je vous dire combien je l’aimais, même si ma vie ou celle de mes enfants était menacée.Je ne le pourrai, car je l’ignore moi-même.Un jour, alors que nous nous échangions du courrier, il m’a dit une parole, une parole qui n’a pas accroché mon cœur comme elle l’aurait dû le faire.Je ne sentais pas toute la difficulté qu’il avait alors à exprimer clairement sa pensée, je n’ai vu dans ce message qu’une simple phrase, une situation qui nécessitait une réponse de ma part.Je lui ai fourni cette réponse, honnêtement, sincèrement, mais si j’avais pris la peine de penser à ce qu’il me disait, j’aurais pu trouver la réponse – tout aussi honnête et sincère – qui aurait véritablement répondu à sa question.Je ne l’ai pas fait, et je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui.

Il existait une vérité établie entre nous qui disait que parfois il pensait trop.Nous avons à de maintes reprises reconnu tous deux que cela pouvait être une excellente qualité, tout comme ça pouvait se révéler être le pire des défauts.Mais peu importe ce que c’était en réalité, il pensait trop, c’est évident, mais grâce à ça, lui savait qui il aimait, pourquoi il l’aimait et pourtant je suis persuadée qu’il ne retira aucun profit, aucun bonheur de cet amour.

Je ne voudrais pas offenser mon compagnon, Dieu sait si je l’ai aimé et si je lui ai été fidèle ; je voudrais également demander à la famille de mon défunt ami de ne pas se formaliser à propos de mes dires.Qu’ils les considèrent comme ceux d’une vieille dame rancunière envers le destin qui n’a su lui faire voir ce qui était en face d’elle. Eux, et toi mon chéri, pouvez considérer tout ce que je viens de dire comme tel, si cela vous aide à ne pas avoir d’aigreurs à mon encontre.Votre père, mes enfants, et votre mari, madame, vous a aimés j’en suis certaine, tout comme j’ai aimé mon mari.Il vous a chéris avec tout son cœur, et pourtant il lui a manqué quelque chose.Telle une colombe à qui il manque une plume il pouvait encore voler, mais son vol était moins gracieux, la plume qui lui manquait se faisait sentir année après année.

Je suis responsable de ce vol, ma foi réussi, mais qui fut tout de même d’un certain inconfort pour celui qui l’effectua, je suis cette plume qui manquait à l’aile de notre défunt aimé.Ensemble, notre bonheur aurait été sans fin, sans limites.Aussi agréable que fût notre vie, un seul regret y était présent, une mauvaise herbe dans un jardin paradisiaque.Et dire qu’au lieu de cette mauvaise herbe aurait pu pousser un magnifique tournesol, qui aurait absorbé la lumière du soleil toute la journée pour la restituer la nuit tombée.Une fleur géante qui aurait illuminé notre vie, et qui aurait permis à cet homme chéri de partir entouré de certitudes et d’amours réciproques.

Mais, revenons donc à cette question qu’il me posa un jour dans nos correspondances.Hier, tandis que je pleurais tout mon saoul dans la salle de bains en repensant à cette question, je nous imaginais face à face et non pas loin l’un de l’autre derrière un pupitre et une plume en main.Je nous voyais baignés d’une lumière douce et tamisée, la lumière dansante et magique de bougies.Un chandelier à quatre branches étaitplacé au centre de la table.Les chandelles étaient rouges, ainsi que la nappe de la table ronde et de ma douce moquette sur laquelle nos pieds nus se chamaillaient.Je portais une robe de soie bleu marine, toute simplette, mais ô combien charmante pour celui qui avait les yeux de mon partenaire.Ce dernier portait quant à lui une chemise bordeaux sang, qui s’harmonisait à merveille avec tout le rouge qui nous entourait.

Il posait alors son regard brûlant sur moi, tandis que ses orteils caressaient amoureusement mes chevilles.Son regard me pénétrait, fouillait au fond de mon jardin le plus secret et me faisait rougir de honte pour les images qu’il y évoquait.L’ambiance était sensuelle, et pourtant les mots qui sortirent de ses lèvres m’étonnèrent complètement.

« Seras-tu toujours là pour moi ? »

Voilà ce qu’il m’a demandé.Simplement, gardant le timbre sensuel de sa voix et cachant artistiquement le drame qui se cachait derrière.Je l’ai interrogé sur l’origine d’une telle question et devant son imprécision je l’ai rassuré comme je pensais qu’il en avait besoin.Je l’ai assuré que tant qu’il aurait besoin de moi je serais toujours là.Une promesse qu’il ne m’était pas difficile de tenir, pensai-je.

Je sais aujourd’hui qu’il espérait au fond de lui que je verrais l’allusion, que cette phrase activerait un mécanisme d’autocompréhension dans mon cerveau, mais il n’en fut rien.Il n’insista pas et jamais nous n’en reparlâmes.Tant qu’il a eu besoin de moi, je fus là pour lui, et jamais il ne me refusa quoi que ce soit.Une grande affection nous liait, et aujourd’hui je sais que cela était tellement plus qu’une grande affection… oh oui ! Tellement plus.

Il a eu mon amour, mais pas celui qu’il méritait.Il a eu le grand bonheur, mais pas celui qu’il était en droit d’espérer.Cette vérité s’applique également à moi.Je réalise trop tard que j’aurais pu avoir un vingt sur vingt pour ma dictée, mais je suis restée sur un dix-neuf.Ne t’offense pas mon amour, tu as été parfait en tant que dix-neuf, mais aujourd’hui est un jour où je ne peux me permettre le luxe de parler par euphémismes.

Plus personne ne bougeait, ceux qui tantôt cachaient leurs larmes tentaient maintenant d’arrêter le tremblement de leurs épaules et de limiter la violence de leurs sanglots.Personne n’était plus conscient de la pluie, pas plus que du vent.Le prêtre, se sachant exempt de la passion qui habitait cette femme, avait penché sa tête, sans doute priait-il Dieu de ne jamais se voir proposé un tel choix.

Le mari de la femme qui parlait avait un léger sourire qui flottait sur ses lèvres douces, devait-il être jaloux d’un mort ? Il ne le pensait pas le moins du monde, ce que la femme avait mis si longtemps à voir, lui s’en était aperçu depuis longtemps.Il avait vu qu’un feu brûlait ardemment entre sa femme et l’homme qui était depuis le temps devenu son ami.Il avait su également que ce feu brûlerait et que l’un des deux éléments nécessaires à sa vie viendrait à disparaître avant qu’il n’ait pu consumer quoi que ce soit.

La famille du défunt se tenait au devant de la petite foule, juste sous le regard de la femme qui parlait.La mère, le fils et les deux filles écoutaient en suivant les conseils de la dame.Ils connaissaient les sentiments de leur père et mari pour elle et avaient appris à les accepter.Aujourd’hui ils étaient persuadés que ces mots seraient la meilleure berceuse pour son long sommeil.

Je m’adresse à toi maintenant, moitié qui ne fut jamais.Je te dis ce que mon cœur brûlait secrètement de te dire.Je te dis ce que mon conscient n’a su que lorsque tu étais parti.Je te dis ce que ma voix intérieure fut trop faible pour te le crier.Je te dis je t’aime.Je t’ai aimé depuis longtemps, si longtemps à vrai dire que je n’ai jamais réalisé cette transition.Je t’aimerai pour l’éternité et lorsque l’heure sera venue pour moi de te rejoindre, et cette heure viendra, je pourrais à nouveau te répéter ces mots.Ces mots que j’aurais souhaité te murmurer à l’oreille tandis que la mienne posée tout contre ton torse aurait écouté battre ton cœur.Mots que j’aurais voulu soupirer doucement, pendant que nous ferions l’amour sur ce grand lit se trouvant tout près de cette table imaginaire que j’ai citée plus tôt.Si tu avais pu caresser machinalement mon dos, ou si ta main s’était perdue dans mes cheveux, que nos corps soient enlacés un chaud soir d’été sous un drap de soie bleu bonheur, alors dans ces moments d’intimité extrême, tu aurais pu apercevoir le bonheur intense que nous promettait la vie.

Je n’ai pas fait un mauvais choix, mon hypothétique amour, parmi deux choix très prometteurs j’en ai pris un.Peut-être était-ce parce que je savais que toi tu serais toujours là pour moi.Je ne sais ce qui m’a fait faire ce choix, mais je l’ai fait et notre vie dès ce moment est la conséquence directe de cette décision.Je n’ai pas fait d’erreur en l’épousant lui, mon ange, j’ai fait une erreur en ne t’épousant pas toi.Mon bonheur n’a pas été moins intense parce que j’étais avec lui, mais il l’était parce que je n’étais pas avec toi.

C’était une vie magnifique que tu as eue.Dommage, elle aurait été resplendissante si nous l’avions partagée.

La dame éclata en sanglots et s’éloigna du micro.Les fossoyeurs qu’un si long monologue eût ennuyés d’habitude étaient émus et se regardaient les uns les autres avec de longs regards humides.Dans la foule de gens, certains tentaient vainement de réconforter ceux qui se laissaient aller en sanglots et en pleurs presque malsains.La boule dans sa gorge avait finalement disparu, et elle se sentait même comme plus légère.Elle ressentait toujours ce manque, cette impression d’inachevé.Ce qu’elle aurait souhaité remonter les chemins du temps et pouvoir changer son avenir…

— Réveillez-vous ! Maintenant ! La voix semblait venir d’outre-tombe.Bientôt, aussitôt que cette phrase fut prononcée d’ailleurs, toute la scène, la foule de gens, la petite stèle, la tombe et le cercueil… tout disparut en un brouillard éblouissant.Une image apparut devant les yeux de la dame, sa vision était plus nette maintenant, comme si elle avait mis ses lunettes.Ce qui se trouvait devant elle était entièrement blanc.Une blancheur éclatante à perte de vue.Avait-elle décidé de se laisser mourir de chagrin sur la tombe de son amour disparu ? Elle l’ignorait.

— Comment vous sentez-vous ? C’est en tournant la tête qu’elle comprit tout.Elle dormait tout simplement, une femme se tenait à sa droite, assise sur une chaise et le blanc qu’elle avait pris pour une couleur immaculée du ciel n’était autre que le plafond.Elle était étendue sur une couchette.

— Que s’est-il passé ? demanda-t-elle, la bouche légèrement pâteuse.

— Doucement, votre mémoire reviendra d’elle-même.Je vous avais dit que ça ne serait pas évident.En effet, sa mémoire revint, d’un coup elle se souvint de tout.

— Vous plaisantez ? demanda-t-elle.

— Vous étiez sceptique, l’êtes-vous encore ?

— Quel genre de drogue était-ce ?

— Je n’utilise aucune drogue, votre caméscope – que voici – pourra vous le confirmer.Je vous ai simplement hypnotisée et j’ai voyagé avec vous vers votre futur.

— Comment faites-vous ça ?

— Je ne me l’explique pas, ça ne marche que rarement.Peu de personnes ont l’occasion de voir leur véritable futur…

— Et pour les autres ?

— Je le leur raconte ce que je peux, il faut bien que je gagne mon pain.Elle se rendit compte qu’elles étaient dans une caravane et que la femme à qui elle parlait était habillée comme une gitane.C’en était une, elle s’en souvenait.

— Ce n’est pas tout le monde qui aperçoit un moment si éloigné de son futur.Vous avez l’occasion de remanier votre vie entière…

— Beaucoup de gens font la file pour vous voir…

— Ils attendaient avant et attendront encore.Aucun d’eux ne pourra de toute façon franchir les portes du temps.Vous êtes l’une des rares qui l’ont pu.

— Je veux y retourner…

— Impossible, cela n’arrive qu’une fois.C’est pourquoi vous avez la chance d’avoir eu cette vision-là.

— Qui me dit que c’est vrai ?

— Personne ! Si vous ne l’êtes pas déjà, vous serez bientôt confrontée à ce choix.Ce choix qui vous a privé de tant de choses.Vous saurez alors ce qu’il faut faire…

— Mais si je change mon futur… alors comment saurai-je que celui que je choisirais sera meilleur que l’autre ? Dans celui-là, j’étais heureuse…

— Sans avoir connu l’amour…

— Il était là.

— Vous avez la mémoire courte, que souhaitiez-vous déjà avant de vous réveiller ?

— J’ai peur…

— La peur est le véritable obstacle au bonheur.Vainquez votre peur.Dites-lui ce que vous ne saviez pas et que maintenant vous savez…Et si vous ne savez pas, allez-y et réfléchissez.Simplement je vous demande de ne pas oublier qu’une infime quantité de gens ont le don de pouvoir m’accompagner dans leur vie future.Et vous êtes la seule – à ce jour – qui ait pu aller si loin.Ne gaspillez pas la chance qui vous est donnée.Vous savez combien de « n » il faut… Allez en paix et je ne peux que vous souhaiter un vingt sur vingt.

FIN.

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